

«My Body» est un petit blog d'informations
sur les idées et réflexions qui viennent et sur les événements qui passent...
Voilà que depuis de nombreux dimanches, je parcours la campagne avec mon petit vélo, admirant la nature qui est toujours une source d'inspiration pour moi.
Donc, ce matin, tout en pédalant, je réfléchissais au fait que je ne voulais pas utiliser l'intelligence artificielle pour m'aider à écrire mes newsletters... Non! Je me refuse à cela. Car, pour le dire avec une certaine ironie, je me refuse à ce qu'une machine soit plus intelligente qu'un être humain ! Disons que, peut-être a-t-elle une capacité de stockage, d'organisation, de vitesse et de méthode, mais derrière cette possibilité séduisante, elle nous retire sournoisement et patiemment une compétence majeure, celle de stimuler notre matière grise.
Donc, je voulais me forcer à réfléchir à un thème qui parle du corps, du mouvement, de la motivation et des mécanismes qui déclenchent les actions chez les humains, du souci de perfectionnement, enfin... tous ces sujets qui m'ont toujours passionné. Et j'aime les laisser infuser dans ma tête longuement, sans me faire aider par une machine. Mais aussi, d'une manière “non conventionnelle” pour un coach sportif.
Car bien qu'étant coache sportive, le sujet central et fascinant est pour moi la capacité des humains à se mettre à l'action, plutôt que l'action en tant que telle (qu’elle soit sportive ou non, par ailleurs). Et d'autant plus de nos jours où l'information nous submerge jusqu'à l’écœurement, nous pouvons constater que cela devient de manière totalement contre-intuitive, un frein plutôt qu'un activateur d'action pertinente.
Entre autres, je me demandais si, avec tous ces outils fabuleux qui devraient nous aider (des montres connectées, des centaines de vidéos, des sollicitations toujours plus raffinées les unes que les autres etc...) les personnes d'aujourd'hui ont plus de volonté dans la mise en place de leurs buts....Ou moins de volonté que les personnes des générations précédentes?
La question se pose, car intuitivement, nous ressentons qu'il y a un problème avec la capacité de poursuivre un but sur du long terme.
En parallèle de ce questionnement, je vois que des habitudes simples et régulières produisent de très bons résultats par opposition aux grands embrasements allumées par toutes les méthodes révolutionnaires, toujours plus sophistiquées les unes que les autres. Mais l'appétence des personnes pour la solution en forme de baguette magique continue de faire toujours plus d'émules. Tandis que le pouvoir, le VRAI pouvoir est en nous-même et non ailleurs, malgré toutes les promesses et les influences.
Le grand pouvoir humain réside dans la capacité à se représenter longuement parmi le labyrinthe des tentations, à se définir en tant que personne et sans aucune complaisance, à se dire une fois pour toute” aujourd'hui, je commence, sans me laisser distraire par ces choses séduisantes !”
J'aime cette représentation du guerrier solitaire, celui qui décide dans le secret de son âme. Il observe le monde et ne craint pas de prendre du temps pour analyser ce qui l'entoure, avec les avantages et les inconvénients de la situation, sans caricaturer la problématique, sans souhaiter que cela se fasse d'un simple trait de plume, sans oublier que ce sera difficile parfois, sans avoir besoin d'en référer à beaucoup d'autres.
Il observe, il décide, et ensuite va mettre en œuvre son projet et le confronter au feu de la réalité.
Enfin, j'ai la conviction profonde que le parcours et les expériences de vie finissent tendanciellement par s'incarner dans le corps, dans sa posture, dans sa musculature, dans ses souplesses et ses raideurs, même quand la pratique sportive n'y est pas centrale.
De par ma propre expérience, la seule chose qui me paraît essentielle et représente l’atout maître dans le creux de sa main est de soigner son corps par des exercices réguliers, de consommer de la nourriture saine et sacrée (non produite de manière industrielle), de respecter les cycles du corps (temps de travail et de repos) et enfin, réarmer son cerveau par de la réflexion quotidienne philosophique, de l'étude et des apprentissages.
Nous avons un grand besoin de faire un pas de côté et de ne surtout pas se précipiter dans les pièges du grand labyrinthe des tentations !
Je suis très fière de ce nouveau projet photographique avec mes élèves toujours partantes pour la grande aventure !
Comme vous le savez, à Ibé coaching nous faisons des séances de photos en dehors du coaching sportif.
Cette année, je voulais commencer avec du dynamisme, du rouge, de l'audace, de la détermination, mais aussi comme toujours, beaucoup de sensualité.
Des femmes comme des toreros en quelque sorte, avec un coeur enfiévré de conquêtes et d'énergie !
Nous avons réalisé cette séance photos avec Franck, un nouveau photographe, car Guillaume est actuellement très occupé sur un tournage à Paris.
Dès les premières minutes, mes modèles ont complètement été conquises par les lieux et les préparatifs de maquillage et habillage qui se sont déroulé comme dans un charme ! Franck était très ouvert et enthousiaste pour ce projet, sachant qu'une séance de photographie recèle à chaque fois une part de mystère quant au résultat.
Donc, la séance a commencé !
J'avais parlé à mes modèles du fait que l'on ne chercherait pas que l'esthétisme sur le corps, mais plutôt l'expression dans les regards, et l'engagement dans le geste. Je souhaitais que l'on capture “un cri”.
En vérité, cela a donné lieu à beaucoup de fous rires, car chaque fois, je donnais un top départ, et mon modèle devait crier tandis que Franck mitraillait avec son appareil photo.
Imaginez !
Ensuite, on a tenté une nouvelle intention. Je disais à mes élèves : “des éclairs dans les yeux”, et je crois que nous avons réussi à capter quelques images de très grande qualité.
Enfin, je voulais des yeux grands ouverts, presque extatiques, et là encore, nous avons réussi à façonner de très belles images qui s'inscrivent avec grâce dans ce projet.
C'est incroyable à quel point la séance de photos à l'ancienne (pas d'intelligence artificielle, pas de filtres mais la beauté du corps et des expressions) nous galvanise.
C'est la récompense après des mois, voire des années de travail continuel de coaching sportif.
Et c'est une partie du travail chez Ibé coaching qui m'inspire au-delà de tout.
Il y a une fascination actuelle pour l'abandon des efforts dans bien des domaines. Parfois, on pourrait entrevoir une nouvelle représentation du monde dans laquelle il faudrait se “laisser tranquille” ou se “cocooner” et “se faire du bien”, ce serait notre horizon d'attente. Ce sont les nouvelles expressions qui fleurissent à profusion et traduisent une certaine vision... Si l'on accepte le fait que le langage routinier fabrique la réalité du temps.
Mais il faut prendre le recul nécessaire à l'analyse, avant d'œuvrer.

Je comprends une partie de cette tendance hédoniste, mais cela n'est qu'une mode qui s'accorde avec l'inconscient collectif ambiant, et cela sera balayé d'ici peu par une nouvelle doxa. Aussi, avant toute autre considération, nous voyons déjà que ce discours d'endormissement des grandes exigences (ainsi qu'il pourrait convenir de le nommer) n'a pas toujours eu les mêmes grâces des auteurs au cours du temps.
Il y a quelques dizaines d'années en arrière, les livres, les enseignements, les approches sportives hors compétition préconisaient l'effort constant tourné vers l'objectif.
Déjà, je ne veux pas dire ”c'était mieux avant”, mais de faire prendre conscience que les manière de voir les choses varient dans le temps.
Lorsque l'on est coach sportif depuis longtemps, on est en capacité de sonder la constance et la profondeur de l'engagement dans l'action et actuellement, il y a quelque chose qui se refuse à cela, préférant le divertissement, le confort et la velléité.
Cela n'est pas un problème en soi, si ce n'est que, à mon sens, la nature profonde de l'âme humaine est faite pour les questions, les luttes, pour l'ascèse, pour l'approfondissement et le désir de s'élever.
Peut-être, nous sommes fabriqués comme ça en définitive ! Nous devons ressentir cette tension de frustration de ne jamais réellement pouvoir atteindre le but, et ceci doit être tendu en nous comme la corde d'un arc aiguisé qui fait que chaque jour, nous lutterons encore et toujours.
Voilà : il n'est écrit nulle part que nous serons heureux, ceci est une promesse marketing pour grande surface. Par contre, ce qui nous rend heureux est le moment de l'action.
C'est se mettre en conformité avec les aspirations qui élèvent et faire les efforts nécessaires.
Naturellement, je me permets de donner de petits conseils qui dépassent le cadre du sport, car si le sport est le cadre d'action, il permet aussi d'aller chercher des objectifs honorables pour sa vie courante.
Les questions relatives à la motivation m'ont très souvent inspirée pour la simple et bonne raison que j'ai dû batailler pour ne pas la perdre moi-même à une certaine période de ma vie. Aussi, c'est légitimité de pouvoir en témoigner pour aider d'autres personnes à avoir quelques pistes de réflexion.
En pensant au sport et à tous ses enjeux (santé, perte de poids, esthétisme, compétition...) mais aussi à d'autres buts personnels que l'on se fixe dans la vie et que chaque personne est à même d'imaginer, j'ai constaté la chose suivante :
Les choses arrivent lorsqu'on devient capable de mettre en mouvement son corps au sein du temps et de l'espace, dans la vie réelle ! Donc, il y a avant tout une notion de mouvement au sens le plus large.
Mais pour que tout se fasse avec maestria, il faut aussi un point fixe. Ce point fixe est à l'intérieur de la tête, c'est une image éthérée mais magistralement puissante. C'est le but, la volonté quasi obsessionnelle de l'atteindre.
Aussi, m'est apparu cet antagonisme fascinant qui se joue entre mobilité du corps et fixité de l'objectif.
Lorsque l'on appréhende cela, soudain, on se rend compte que la vie moderne nous pousse subtilement à rendre le point qui devrait être fixe incroyablement mobile, et inversement.
Ainsi qu'un petit diablotin qui détourne notre attention, cela opère de la manière suivante : la distraction permanente, le flux d'information et d'images crée de l'agitation dans la tête, un mouvement erratique et velléitaire ainsi qu'un petit écureuil qui court partout, tandis que le corps est maintenu dans la fixité. (Allongé dans le canapé… dirais-je !)
Le contraire de ce qu'il faut.
Ainsi, voici mes préconisations :
-Toujours garder à l'esprit que le cerveau doit rester le point fixe, et le corps le point mobile dans sa capacité d'action/mouvements.
Il est très important de réfléchir à cela de manière fréquence et formuler son but en 3 phrases simples et percutantes. Et répéter ces formules lorsqu'on se sent distrait.
Dans le même temps, une mise en place quotidienne de 10 minutes d'exercices qui puisse mettre en mouvement le corps, éprouvant sa dimension fonctionnelle “brute et naturelle”.
Ainsi, le petit écureuil pourra courir dans la roue vertueuse !
