Il n'existe pas une minute de ma vie où mon esprit n'est fasciné par les questions relatives à la motivation. Ce sujet s'est imposé à moi au fil de mes expériences.
Dans mes jeunes années, je ne questionnais pas ce processus, les choses se faisaient automatiquement, avec une rage de vaincre, de réussir ses projets sans réfléchir.
Car j'appartiens à une génération où l'on avançait sans se poser de questions, où l'on voyait l'exemple de nos parents et grands-parents qui œuvraient d'une manière constante et naturelle. Ils étaient les héros discrets d'une époque de bon sens, ancrée dans les traditions.
Certes ! Mais ne me considérez pas comme une vieille réactionnaire qui regrette un passé à tout jamais enseveli parmi les limbes de la nostalgie !
Nous ne pouvons pas faire autre chose que de vivre dans un nouveau “paysage” culturel, économique et matériel extrêmement instable.
Le sens de beaucoup de choses se dissout, les règles du jeu changent d'un jour à l'autre.
Mais nous, les êtres humains, nous devons continuer à vivre, et à réussir nos projets, à tout point de vue.
Le coaching sportif est une voie royale qui nous oblige à nous questionner sur la mécanique de la motivation, pour pouvoir nous l'appliquer à nous-même et en transmettre les lois à nos élèves, de la meilleure manière qui soit. Et justement, à une époque où nous sommes confrontés à des “empêchements” subtils et assez pervers.
Ces ennemis à la mise en place de l'action sont :
- La vie fantasmée qui ne s'exécute que dans les pensées
- Les inlassables sollicitations qui sont comme de petits démons et viennent troubler votre esprit
- La délégation
- La recherche des recettes “baguette magique” au détriment de la micro-action quotidienne
- La déconsidération du lien entre les êtres humains.
Aujourd'hui je ne vais détailler que de ce dernier point :
Le lien humain est essentiel dans notre parcours à tous. Nous avons besoin de modèles, de professeurs et surtout de confrontations, que ce soit pour réussir dans le sport, dans la santé, dans sa montée en puissance physique et mentale. Car le lien humain est une sorte de ponçage à frottements durs. Il nous force sans cesse à se repositionner, à affûter nos armes, à savoir qui l'on est, et ceci fortifie les racines d'une sorte de courage dans l'action.
Je ne pense pas que l'on puisse atteindre grand chose dans un canapé, tout seul, avec cette petite baguette magique hypnotique en forme de rectangle plat !
Cependant, ce n'est pas un dénigrement de la puissance de frappe de l'outil numérique qui nous donne un “exocortex” très utile dans certains cas (GPS, communication, visibilité...), mais n'oublions jamais que toute baguette magique a un coût caché qui est toujours plus important que le gain (comme cela a toujours été détaillé dans l’anthropologie des contes de fée).
Aussi, ce que redoute la baguette magique, c'est la puissance discrète mais redoutable du lien....



