POUR OU CONTRE LES PLATS SURGELES DANS LA RESTAURATION ?....

malbouffeLorsque l'on sait que l'alimentation contribue à pourcentage égal avec l'activité physique à l'obtention de la santé et de la minceur ; nous sommes en droit (et « en devoir ») d'être exigeants sur le contenu de notre assiette.
Alors, vous ne savez peut-être pas que la législation européenne autorise les restaurateurs à simplement passer aux micro-ondes une préparation clé en main fabriquée dans les usines de l'industrie agro alimentaire.

Aucune loi n'interdit de se dire restaurateur sans rien connaître à la cuisine....
Si ce restaurateur peu scrupuleux rajoute un brin de persil par ci ou filet de caramel par là, donnant l'illusion que les plats ont été conçus dans la cuisine de A à Z, le tour est joué....

Au-delà de la frustration que nous pourrions ressentir d'aller consommer une cuisine uniformisée, dépersonnalisée et sans âme, il y a une arnaque concernant le prix de ce repas et de la marge inacceptable d'un « restaurateur » dont le seul travail consisterait à déballer des plats pour les enfourner dans un four.

D'ailleurs, la France si fière de sa grande réputation gastronomique devrait faire attention à une perte de qualité notoire, ces dernières années.

Pour Xavier Denamur (restaurateur à Paris qui se bat depuis des années en faveur de la transparence sur la fabrication des plats en restauration), il y a moyen de faire simple : « les restaurateurs réalisant entièrement leurs plats dans leurs cuisines à base de produits brut et frais pourraient revendiquer la mention « cuisine maison ». Les fromages, charcuteries, poissons fumés, pains, viennoiseries, les condiments, les glaces et les pâtes sortiraient du champ d'application. Une dérogation permettrait l'utilisation de poissons, viandes, crustacés congelés à condition que cela soit signalé ».

Il imagine un pictogramme pour le « fait maison » et un autre pour « nourriture industrielle », ce qui veut dire que le plat peut contenir des additifs chimiques, des épaississants, des stabilisants, des colorants, des agents de sapidité....
La liste de tous les ingrédients et ajouts devrait être à disposition des clients.

Des précisions sur la provenance des produits (local, AOC, bio, poisson sauvage ou d'élevage) pourraient aussi être apposées.Le consommateur aura-t-il encore envie de payer une douzaine d'euros un plat acheté 2 euros sous vide, congelé ou en boîte ? La réponse est dans la question !


Renseignements article : Rue 89 et « république de la malbouffe » par Xavier Denamur restaurateur.

Leticia

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